Le 14 mai 1850, il épousa Célestine
Marie Malézieux (15 mars 1825 – 07 août 1909) à
Nauroy près de Saint-Quentin dans l’Aisne,
berceau de la famille Malézieux.
Sa sœur Caroline
Laugée (13 octobre 1819 – 23 avril 1908) épousa son
beau-frèreJoachim
Pierre Joseph Malézieux (07 février 1821 – 14 novembre
1889) Conducteur des Ponts et Chaussées, Conseiller
Municipal de Saint-Quentin et Poète.
Avec son épouse, il donna naissance à cinq enfants.
Le troisième Georges
Paul François Laurent Laugée devint comme son père
un peintre de grand talent. La fille aînée Marie
Laugée a épousé l’élève de son
père Julien Dupré
(19 mars 1851 – 15 avril 1910). La deuxième fille Laurence
Laugée (artiste graveur) épousa son cousin Joachim
Malézieux, Architecte à Saint-Quentin
et, enfin, son quatrième enfant, Jeanne
Fontaine Laugée, mariée à Hector
Fontaine, fut également peintre.
Enfin, sa belle sœur Clotilde
Eléonore Malézieux (09 juin 1840 – 02 février
1929) épousa le 10 avril 1901 à Saint-Quentin
le peintre Philibert
Léon Couturier ( 06 mai 1823 – 26 novembre 1901) qui résidait
dans son atelier 7 quai Gayant (Saint-Quentin).
Désiré François Laugée
commença ses études artistiques à Rouen
à l’Ecole des Beaux Arts.
Dès l’âge de dix sept ans, en 1840, il quitte Rouen
pour venir s’installer d’abord à Saint Quentin
où il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts,
fondée par Maurice Quentin de la Tour, dans l’atelier
de Louis-Nicolas Lemasleélève
de Jacques-Louis David, il se lie d’amitié avec
la famille Malézieux, puis à Paris
où il s’inscrit à l’Ecole des Beaux Arts
dans l’atelier de François Edouard Picot, lui
aussi élève de Jacques Louis David.
C’est dans l’atelier de François Edouard Picot qu’il
se lie d’amitié avec son futur beau-frère Philibert
Léon Couturier. Ils ont le même âge.
Désiré François Laugée
est un peintre de transition. Il évoluera
toute sa vie entre l’académisme de ses premières
années et l’influence naissante et grandissante des écoles
romantiques (Barbizon) et des impressionnistes
auxquels il n’adhérera pas toutefois. Il va pratiquer l’atelier
et la peinture de plein air. Il participe
à la naissance des peintures de paysannerie
dans laquelle excelleront son fils Georges
Laugée, son gendre Julien
Dupré et sa petite fille Thérèse
Cotard-Dupré.
Dans son œuvre il y a beaucoup de portraits
de commande, des grandes fresques religieuses dans diverses
églises de Paris (la Trinité,
Sainte Clotilde, Saint Pierre du Gros Cailloux) et
Saint-Quentin (la basilique), et enfin une
peinture réaliste de la campagne et
de la vie paysanne. On peut dire ainsi qu’il fit partie
des peintres de genre. Il fut lié à Jules
Breton, Jean-François Millet, peintres qui
influencèrent son gendre Julien
Dupré et son fils Georges
Laugée et son beau-frèrePhilibert
Léon Couturier. Très ami avec Alexandre Dumas,
il montra aussi des talents de poète, dès l’âge
de 17 ans.
En 1845, il présente au Salon de Paris
un portrait d’un père et de son fils qui ne sont
autres que son père Georges et lui-même.
En 1863, il reçoit la Légion d’honneur
et de nombreuses récompenses pour ses travaux.
Il devînt membre de la Société
des Artistes Français avec la qualité de « Hors
concours ».
Les dernières années de sa vie il peignît
beaucoup la nature et la vie paysanne, donnant de la noblesse
à une peinture qui était considérée
de second rang par rapport à la peinture historique
et religieuse.
On peut trouver des œuvres religieuses
de Désiré François Laugée dans
la Chapelle Saint Pierre et Saint Paul de la Cathédrale
de Saint-Quentin et dans la chapelle Sainte Clotilde
de l’église Sainte Clotilde.